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Une après-midi avec les enfants de la Fundación de los niños de los Andes pour célébrer la journée de l’enfant

En Colombie on aime bien célébrer quantité d’évènements plus ou moins importants. Du coup il y a pratiquement tous les jours « une fête de quelque chose ». Ainsi depuis notre arrivée en Colombie nous avons eu l’opportunité de célébrer la fête de la terre, de l’amitié, de l’eau, des animaux, des parents, des femmes, des hommes…

Mais ce vendredi 26 avril c’était la fête de l’enfant et si la terre, les hirondelles qui volent bas et l’eau qui coule à flot ici ne nous font pas d’effet particulier, les enfants, eux, ont un effet particulier sur nous. Surtout quand ils n’ont pas autant de chance que nous il y a dix ans. L’équipe de Grameen Caldas étant partenaire de la Fondation des enfants des Andes, nous avons tous (de la secrétaire à la présidente en passant par les volontaires ; ce qui souligne soit dit en passant à quel point les employés de Grameen sont en adéquation avec l’idée de solidarité que l’entreprise défend) passé notre après-midi dans ce centre pour nous occuper des quelques 150 jeunes filles et garçons âgés de 9 à 19 ans afin de les sortir légèrement de leur quotidien.

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On nous avait prévenus que le lieu était particulier et qu’il recueillait des enfants au passé plus ou moins mouvementé: si certains enfants ont été amenés par leurs parents ne pouvant plus les assumer financièrement, la plupart, orphelins, ont été recueillis par le gouvernement alors qu’ils faisaient partis de réseaux de prostitution, de drogues, de gangs et/ou qu’ils avaient subis de graves violences, d’abus sexuels et de maltraitance.

Nous avions par conséquent plusieurs consignes à respecter : ne pas parler d’argent ou de valeur, ne rien leur donner mis à part quelques bonbons, ne pas soumettre  un esprit de compétition et surtout ne pas les prendre en photos de près pour pas que les photos une fois diffusées sur Internet ne permettent aux anciens proxénètes ou personnes malveillantes de les retrouver…

Après ce briefing strict et édifiant, nous nous apprêtions à passer une journée en enfer où nous aurions plutôt joué aux  « gendarmes attrapent les voleurs » qu’aux « chats attrapent les souris » !

La réalité allait être toute autre.

Chacun responsable d’un groupe d’une quinzaine d’enfants/adolescents avec deux ou trois autres volontaires, nous avons organisé des activités en tout genre pour leur plus grand plaisir. Mais aussi pour le nôtre ! Aimery faisait rire des enfants âgés de 12 à 14 ans pendant que Louis et Manon jouaient aux grands frère/sœur d’ados de 15 à 18 ans. Subjugués par nos yeux bleus, nos cheveux clairs et la barbe rousse d’Aimery, les enfants furent immédiatement curieux d’en savoir plus sur l’origine de nos corps d’apparence si différents, si clairs… En manque d’attention physique ou même de sourire, ils nous ont tenu la main, embrassé,  câliné, dragué tout  en s’aventurant parfois à des questions comme « pourquoi t’es si blanc ? Tes parents ont un problème ? », « Et et et…t’as une copine ? », «Vous avez des enfants ? »…

Nous nous attendions à des enfants difficiles et intenables, marqués par l’horreur et difficiles à regarder en face sans tomber dans la pitié. Il n’en fut rien. Ils étaient sages et attachants, bien élevés et drôles, ambitieux et fiers.

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Après avoir fait connaissance, serré des mains et expliqué que notre peau n’était pas celle de sidatique en phase terminale mais de Français, classiques, sans grande originalité, nous leur avons appris quelques mots de français. Certains eurent plus de difficultés que d’autres mais globalement ils ont retenu « Bonjour, au revoir, je m’appelle, t’es moche…» ! Comme pour nous rappeler leur réalité, d’autres se firent plus curieux pour ne pas dire autre chose et nous demandèrent de traduire des mots tels que « narcotrafiquants, jugulaire, marijuana, meurtre ». Belle claque sur nos joues blanches. Elle n’est pas donnée avec la paume de la main mais en prenant un peu de recul pour l’éviter, sa violence nous rattrape vite et alors on veut s’échapper.

Alors on enchaîna avec la session « jeux plus ou moins sportifs » et à son habitude Louis tâta la balle avec les enfants. Nous finîmes par un goûter « pain mauvais/aguapanella » et prîmes plusieurs photos de groupes qui nous permettront de nous rappeler cette journée et ces visages si spéciaux.

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Les au-revoir furent longs, émouvants et parfois difficiles pour certains enfants mais nous finîmes par retrouver notre réalité : ce monde distant de deux kilomètres seulement de ces dizaines d’enfants et pourtant si différent…

Voici la touchante lettre de remerciement du directeur de la fondation que nous venons de recevoir aujourd’hui…

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Pour plus d’infos sur la Fondation des enfants des Andes: http://ninandesmanizales.org/

L’expérience Ruralive à Hojas Anchas – 2ème session

J’ai toujours pensé que travailler dans le tourisme c’était comme être payé pour jouer au football : un privilège !

Depuis le 18 Mars 2013 je sais que cette idée est vraie !

Parti à Hojas Anchas avec l’équipe de Ruralive (Jack Jeyckie Littlejohn et Jenny Jolie Najar) afin de prendre des photos et de « tester les expériences qu’offrent Ruralive », j’ai eu la chance de vivre 3 jours extraordinaires.

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La mine d’or

Certainement l’un des moments clé du voyage. Ce genre de moment où les rêves du petit garçon deviennent réalité. Carlos, fermier habituellement, devenu guide pour un jour, Jack, un Américain et moi avons marché trois longues heures au milieu de ces paysages enchanteurs.

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Puis nous sommes entrés dans une zone minière. Une zone où les hommes travaillent six jours sur sept, de jour comme de nuit, frappant la roche dans une atmosphère étouffante où la température avoisine les quarante degrés, à la recherche du précieux métal !

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Enthousiasmés par ce monde incroyable, nous avons finalement atteint la dernière exploitation minière. Quatre plus ou moins jeunes hommes nous firent alors entrer dans leur bureau !

C’est alors dans l’eau croupie, entre les rails d’un charriot façon Indiana Jones, sous des milliers de roche humide et par quarante degrés que nous avons atteint, le dos courbé et la peur au ventre, un mur de pierre qu’ils attaquaient à la pioche. L’or n’était pas loin ! Malheureusement, nous n’en avons pas trouvé mais nous sommes tombés sur une migale ! En sortant de la mine, cette bestiole de la classe des arachnides nous attendaient dans le filet d’eau s’échappant de la mine, remontant le courant, virevoletant entre nos jambes engourdies par la stupéfaction !

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La route du café

Giovanni a cinq enfants, une femme, 32 ans, une Finca (exploitation de café) de 5 hectars, 5 chevaux, des dettes, et un grand sourire. Giovanni aime la démesure ou alors il la subit. Mais ce qui est sûr c’est que des types comme ça on n’en rencontre pas tous les jours !

Le principe de la route du café est simple : en une journée on vit la vie quotidienne de Giovanni.

Levé 5h. Départ 6h pour la Finca. Il ne fait pas encore très chaud mais les paysages escarpés de l’aller présagent un retour plus difficile… Bref c’est au milieu de la campagne, luxuriante et pentue, que nous marchons, grimpons, glissons jusqu’à la finca de Giovanni.

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Là nous avons récolté du café, puis suivit le parcours du café jusqu’à sa vente. Pour information, cinq kilos de café se vendent 25000 pesos soit 10.68 euros et nécessitent environ 5 heures de travail…

Autant vous dire les journées de Giovanni sont fatigantes et qu’à faire une fois c’est exceptionnel mais tous les jours ça devient éreintant !

Les billards du soir

Ici la vie est dure et ça la rend simple. Alors le soir (18h) les hommes se réunissent au bistrot et joue au billard. Mais pas n’importe quel billard, au billard français et ils sont doués les bougres !

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Du coup, Jack, l’Ecossais, et moi avons essayé de relancer le billard américain au goût du jour en squattant les lieux de l’ouverture à la fermeture durant nos quatre nuits sur place. Et pour tout vous dire, nous avons réussi notre mission, défiant des équipes de champions lors de billards en équipe qui opposaient les « étrangers » (nous) aux locaux ! L’atmosphère était magique. Un peu de tension entre des sourires joviaux et des « salud » poursuivis du tintement du verre de nos bières, des Pilsner pour les curieux !

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Présentation de Vitalius et visite de l’usine de production

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Vitalius est l’un des social business incubé par Grameen Caldas, et est actuellement considéré comme l’un des plus rentables. Lancée en 2011, Vitalius commercialise des panelas dites fortifiées, c’est-à-dire enrichies en vitamines et éléments essentiels.

La Panela est un aliment particulièrement consommé en Inde et en Amérique Latine, notamment en Colombie, surtout par les populations les plus pauvres…

Facilement conservable pendant une année, elle est consommée sous forme de boisson diluée dans de l’eau chaude, du café ou du lait.  Elle est le deuxième produit issu de l’agriculture colombienne (1,2 millions de tonnes annuellement produites) et sa production représente 360 000 emplois. Un kilo de cet aliment de base coûte en moyenne 1$ et peut fournir 66 verres de 200 ml de Panela. Enfin,  la consommation moyenne par tête en Colombie est de 32kg par an !

Afin de faire face à la malnutrition qui pèse en Colombie (13,6% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition) et de ses conséquences désastreuses sur la croissance des jeunes enfants, Vitalius produit et distribue une panela aux caractéristiques similaires à celle traditionnellement proposée sur le marché (apparence, mode de préparation, goût, prix…) mais a la différence d’être renforcée en vitamines et autres nutriments essentiels à une alimentation riche et équilibrée.

Vitalius sous-traite la production de la panela fortifiée à des producteurs déjà expérimentés dans le domaine, mais se charge personnellement du contrôle de la qualité et de la commercialisation de la panela en s’appuyant sur deux canaux de distribution: les cantines publiques et les tiendas, petites boutiques de rue très répandues en Colombie (on en dénombre une pour 140 habitants). Le dernier canal étant pour l’instant peu développé mais dont le développement fait l’objet d’une nouvelle mission pour Louis.

Afin d’en connaitre un peu plus sur le processus de production de cette fameuse panela fortifiée nous sommes allés visiter l’usine de production samedi dernier.

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La panela est un concentré de jus de canne à sucre cuit à très haute température. La première étape du processus de production est donc de récolter, stocker puis broyer de grandes quantités de canne à sucre:

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Une fois les quantités de canne à sucre broyées, elle sont transportées par les ouvriers (celui ci-dessous ne faisant pas plus de 55kg) à l’aide de sac à dos remplis de plus de 80 kg  jusqu’à un four où elles seront exposées à une chaleur de plus de 200°C :

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Une fois passée au four la canne à sucre se transforme en jus. Celui-ci va alors suivre différentes étapes de purification et de cristallisation:

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Entre les différentes étapes de cristallisation à 150° puis 60°, les éléments essentiels (Fer, Zinc et Vitamines B1, B2, B3, B9, B12) sont ajoutés au liquide. Enfin une sorte de pâte ressemblant plus ou moins à du Caramel est obtenue :

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Après avoir été battue et laissée à refroidir, la pâte est alors placée dans des moules puis déposée sur une longue table où un ouvrier se charge de donner à la panela sa forme si typique :

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Enfin dernière étape de la production, nous aidons à mettre en place le packaging élaboré par Vitalius :

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Les panelas fortifiées Vitalius sont ensuite transportées par camion vers les lieux de vente à savoir les cantines publiques ou les tiendas ou sont éventuellement stockées… avant d’être consommées !

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Pour en savoir plus sur Vitalius: http://grameencaldas.com/en/negocios/vitalius/

Un bel article sur Bive écrit par Tim Brown, PDG de IDEO !

Inspiration for Innovators: OpenIDEO and Grameen

April 04, 2013

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In 2011, OpenIDEO launched a social business challenge focused on improving the lives of people living in places like Caldas, Colombia, where one in four people live in extreme poverty. During the challenge, The Grameen Creative Lab provided local insights by interviewing the community on the ground, and the global OpenIDEO community shared innovative lessons and examples from the health sector.

The winning ideas were taken up by a local doctor and entrepreneur named Jorge García. Jorge formed a business plan based on them and received funding to found a social business in Caldas called Bive. He has been prototyping ideas from the challenge starting with one called ‘Madre Cuidadora.’ This concept creates a network of community ‘mothers’ who are trained in basic health promotion and prevention. Using these skills they resell basic health products, provide trusted advice, and offer health checks biannually.

Bive has seen impressive growth. They already have 700 users in two cities and aim for 6000 this year. Jorge and his team’s ambitions don’t stop there. Their plan is to develop another idea from the challenge and create an SMS health advice service.

Congratulations to everyone who took part in the collaborative effort of this OpenIDEO challenge, and especially to all the winning concept authors who helped to inform Bive’s social business that is having a vital impact on the underserved population of Caldas and nearby communities.

How might you create positive impact today?

Publication de:
 Tim Brown Tim Brown (CEO at IDEO)
Pour plus d’information sur IDEO: http://www.ideo.com/
Pour plus d’information sur openIDEO: http://www.openideo.com/

Un 23e anniversaire très joyeux et de nouvelles rencontres…

Le lundi 18 mars fut une journée riche en émotions…pour moi mais aussi pour les membres de Grameen Caldas.

Tout d’abord si cette journée fut si spéciale, en tout cas pour moi, c’est parce que j’ai célébré ce jour là mon 23e anniversaire. Ecrire un article uniquement sur ça est un peu mégalo mais je suis quand même tout fier de l’avoir fêté en Colombie…et ne vous inquiétez pas l’article ne porte pas que sur cette fête pourtant si prodigieuse !

Une première surprise m’a donc été gentiment faite par mon ami Luis : une dizaine de ballons accrochés au dessus de mon bureau, des muffins et une bouteille de vin argentin sur mon bureau… tout ça juste avant de partir tôt le matin pour Hojas Anchas ! Merci mon Luis !

Une deuxième surprise m’a été faite un peu plus tard par toute l’équipe de Grameen Caldas selon la grande tradition locale: j’ai eu le droit à un « cumpleaños feliz » en bonne et due forme et un bon gros gâteau à base de crème et de chocolat  !

Une bien belle journée en somme…

La photo après que l’on ait mangé le gâteau (l’équipe n’est pas au complet)

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La journée s’est ensuite poursuivie par une rencontre assez improbable : deux jeunes français sont venus toquer à la porte de Grameen…en trottinettes !!!

Peut-être que certains d’entre vous les connaissent, il s’agit de Alban Lanthier et Hugues Renou du projet TrottMyWorld.

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Comme nous, ces deux étudiants en école de commerce (ESSEC et ESCP) ont voulu partir à l’aventure afin de rencontrer les acteurs de l’économie sociale et solidaire. A la différence que leur projet est, il faut le dire, assez incroyable: leur mission est de faire un tour du monde d’un an en trottinette pour la promotion de l’entrepreneuriat social !

Ils sont donc logiquement venu à la rencontre des membres de Grameen Caldas pour pouvoir les interviewer et se  renseigner sur le modèle de Grameen, le fonctionnement des différents social business en cours et des futurs projets à venir.

Une rencontre donc très enrichissante et de nombreux échanges illustrés ci-dessous en image:

Jorge Garcia (Directeur Exécutif), Diana Quintero (Directrice administrative et commerciale) et moi-même de Bive avec Alban et Hugues de TrottMyWorld

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Juan David Ramirez (gérant) de Vitalius avec Alban et Hugues de TrottMyWorld

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Christina Hunn (directrice du centre d’incubation) et Alejandro Castro (consultant sénior) de Grameen Caldas avec Alban et Hugues de TrottMyWorld 

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Pour suivre leurs aventures: http://trottmyworld.com

Aimery

Une belle affiche pour Ruralive qui s’offre deux pages dans La República, 2e quotidien le plus lu de Colombie !

La República

RESPONSABILIDAD SOCIAL / Jueves, Marzo 14, 2013

Con turismo campesino combaten la pobreza en Caldas

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Bogotá_La vereda de Hojas Anchas, en el departamento Caldas, queda al norte de Manizales y muy cerca de la frontera con Antioquia.

En ese lugar, seis familias en estado de pobreza hacen parte un plan piloto para ayudar a los campesinos a tener mejores condiciones económicas a partir del turismo. Ruralive, el nombre de la empresa que está trabajando en la región, ofrece planes turísticos a través de una plataforma virtual y redes sociales con las que convocan a personas de todo el mundo.

Esta iniciativa, que nació en la fundación Grameen Caldas, creada por el PremioNobel de la Paz en 2006 Muhammad Yunus, lo que busca en la primera etapa es que los campesinos tengan un negocio con el que puedan hacer mejoras en sus viviendas. No se encargan de ofrecer asistencialismo, sino de que las familias obtengan esas mejoras con su propio trabajo.

“Hacemos una inversión inicial y una mejora interna en la casa, pero ellos deben devolver la inversión. Sin embargo, la condición para que la devuelvan es que nosotros les llevemos turistas. Si no les llevamos, no tienen la obligación de pagar”, relató Jenny Najar, directora general de la firma Ruralive.

El proyecto cuenta además con el apoyo de varias empresas y organizaciones. Una de ellas es Ecopetrol, que hizo un aporte de capital semilla cerca de $70 millones con los que se logró darle a las familias una primera dotación de camas, colchones, almohadas, sábanas, cobijas, closet y demás productos necesarios para tener condiciones para recibir turistas.

“Nos ha parecido interesante porque ha vinculado a la población campesina. Se está trabajando con comunidades para mejorar su calidad de vida sin que se tengan desplazar del territorio, sino para aprovechar el que tienen en laactualidad”, dijo Doris Vázquez, profesional de gestión social del área Caldas de la compañía Ecopetrol.

¿Cómo funciona el modelo?
A través de la página web de la organización, los turistas pueden conocer los planes que se ofrecen. Existen planes desde un solo día hasta de cuatro días y tres noches. Dependiendo del paquete que escojan, hay precios que van desde $69.000 hasta $250.000 por persona.

Una vez hecho esto, los turistas debe llegar por su cuenta al lugar, para lo que se les da un mapa con las instrucciones completas. Una vez lleguen a la casa donde se hospedarán, deben cancelarle el dinero a la familia campesina directamente, quienes terminada la experiencia deberán tomar una parte y entregar el resto a Ruralive. El monto que ellos entregan se divide en varios fondos para hacer las mejoras de sus condiciones de vida, es decir, una especie de ahorro.

Uno de ellos es el fondo de habitabilidad, para el que va destinado 25% del dinero y, que cuando llega al tope de $1.500.000, se les empiezan a hacer las mejoras estructurales de la vivienda. Hay otro fondo que es el comunitario, para hacer obras que ayuden a toda la zona como escuelas, puestos de salud y redes eléctricas. Y otro de los porcentajes, que sirven para pagar la inversión inicial de Ruralive.

Planes de talla mundial
Contrario a lo que se podría pensar a primera vista, el plan para el turista no se queda solo en ir a dormir algunas noches con estas familias. De hecho, existen muchas actividades alrededor en las que pueden participar, y para las que se han capacitado los campesinos con el fin de prestar los servicios. Algunos de los planes que ofrecen, además de las actividades agropecuarias como ordeño y caficultura, son las jornadas de trekking para conocer los atractivos naturales de la zona, subir al cerro Viringo en una caminata de tres horas, hacer pesca deportiva y cabalgatas, conocer el pueblito paisa colonial en el municipio de Carmanta y hasta hacer campamento de montaña.

“Cuando fui pensé que iba a estar en un área rural para compartir con las familias. Pero también me encontré con un sitio con muchas cosas por hacer en medio de la montaña”, señaló Andrés Trujillo, turista venezolano que hizo uno de los planes.

Resultados hasta el momento
Este trabajo, que se encuentra en primera etapa, ya tiene en el fondo de habitabilidad una suma de $1.050.000; en el comunitario, $228.000; y les ha dado ingresos a las familias por $1.034.000. Para este año, con la mayor difusión del programa y concentración en redes sociales, están trayendo más turistas.

El otro plan es llevar el modelo a otras regiones como el Valle y Nariño, para lo que ya se están buscando socios.

“Vamos a seguir apoyando la segunda fase de este negocio social para fortalecerlo. Hemos visto buenos avances en las familias de la zona”, dijo Vázquez.

Las opiniones

Jenny Najar
Directora General de Ruralive

“Nosotros hacemos una inversión inicial y una mejora interna en la casa, pero ellos deben devolver la inversión. Sin embargo, la condición para que la devuelvan, es que nosotros les llevemos turistas”.

Doris Vázquez
Profesional de Gestión Social del Área Caldas de Ecopetrol

“Nos ha parecido interesante esta idea porque ha vinculado a la población campesina. Se trabaja con comunidades para mejorar su calidad de vida sin que se desplacen del territorio”.

May Yoshikawa
Voluntaria Japonesa de Servicios de Salud

“En mayo llegaré para ayudar en servicios de salud. He escuchado historias de personas que han estado allí y me parece que es estupendo. Estoy muy feliz de poder ir”.

L’expérience Ruralive à Hojas Anchas – 1ère session

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Après un vendredi soir festif où nous nous sommes essayés à la Salsa et à l’Arguadiente (liqueur colombienne semblable à notre Pastis bien aimé), nous nous sommes réveillés fatigués mais heureux. Nous partions avec l’équipe de Grameen Caldas à Hojas Anchas.

Hojas Anchas est un village de la région de Caldas, situé à environ 3h de voiture au Nord de Manizales. Perché à 2000m d’altitude dans les Andes, Hojas Anchas et ses 600 âmes accueillent les touristes amateurs d’expériences rurales et désireux de connaître la vraie Colombie et son fameux eje cafetero (Triangle du Café).

Suite à un voyage folklorique (Une 2CV tunée, cinq personnes, un chien, un contrôle de police et plusieurs frayeurs) au milieu d’un paysage idyllique, nous nous sommes retrouvés ici :

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Comme vous pouvez le devinez, nous étions les seuls étrangers dans ce profond recoin de Colombie. Nous découvrons alors nos hôtes,  à savoir Aida, Carlos et leurs enfants Juan et Marie dans leur maison :

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Une fois nos affaires posées, nous partons en vadrouille à la découverte de la fameuse cascade :

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Fatigués mais bienheureux, nous nous sommes tous retrouvés, l’équipe de Grameen et nos hôtes, autour d’un BBQ et de quelques cervezas. Après des kilos de viandes engloutis, nous avons renoués avec les joies (des déhanchés endiablés) et les peines (nos déhanchés handicapés) de la Salsa dans le seul bar du coin (ne vous fiez pas aux apparences, c’était pourtant très chaleureux à l’intérieur) :

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Le lendemain, levé 7h30, nous avons tous valeureusement mené l’ascension de la montagne d’Hojas Anchas :

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 Après 1000m de dénivelé et 70% de pente nous atteignons le sommet local :

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Alors que nous pensions avoir terminé cette rude ascension de près de 4h, Andrès, notre guide local (pour être franc nous ne nous souvenons plus de son prénom mais ici tout le monde s’appelle Andrès), nous lâcha : « Bon, on attaque la partie dure ? ». En bon aventuriers, nous nous retrouvâmes alors en pleine jungle :

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A la suite de cette merveilleuse ascension, nous avons bien sûr pris une photo avec notre famille d’accueil mais sa qualité laissant à désirer nous avons pris la décision de ne rien vous montrer.

Finalement, c’est sur le toit d’une shiva (pick-up dodge converti en navette aux couleurs exotiques pour 60 personnes) que nous avons quitté les hauteurs, le rêve, le paradis andin…

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¡ Con mucho gusto !

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Bienvenue à Manizales, ici, quelque soit votre interrogation ou votre affirmation, les gens vous répondront toujours « Con mucho gusto » (avec grand plaisir) ! Vous l’aurez compris, il y fait bon vivre…

A mi-chemin entre San Francisco et la forêt amazonienne, cette ville aux multiples dénivelés et à la végétation luxuriante nous a donc accueillis chaleureusement samedi dernier et c’est sans appréhension mais avec joie que nous avons défait nos sacs à dos de boy scouts dans la Grameen House. La Grameen House c’est une grande maison sur deux étages où les membres de la famille (structure pionnière du Social Business « façon Grameen » en Amérique Latine) travaillent, mangent, boivent, dorment… Et comme ses membres viennent aussi bien de Salvador, du Costa Rica, d’Argentine que de Grèce, d’Allemagne, de France…, la Grameen House c’est un peu l’auberge espagnole de Colombie !

Bref, l’ambiance est à la fois professionnelle et amicale, on est bien et ce n’est que le début !

Pour moi, Louis (désormais « Luis » dans les bouches autochtones!), la mission que l’on m’a confiée consiste à assister la fondatrice de Ruralive dans sa stratégie commerciale et marketing. Ruralive est une entreprise sociale qui propose des services de tourisme rural afin d’aider les familles des contrées reculées de Colombie à sortir de la misère.

Pour moi, Aimery (désormais « Amery » ou «¿qué? ¿Cómo se dice…?), la mission que l’on ma confiée consiste à définir une nouvelle stratégie commerciale et marketing pour le social business Bive. J’ai également pour mission de réfléchir et de lancer un projet avec d’importants partenaires nationaux dont le principe serait d’envoyer des conseils médicaux et préventifs par SMS  aux femmes enceintes les plus pauvres de Colombie afin de démocratiser les meilleurs pratiques en matière de santé et de lutter contre la mortalité infantile et maternelle qui reste encore aujourd’hui très élevée en Colombie.

Ci-dessous quelques photos de notre désormais bureau:

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Nous sommes bien dans une « Grameen House »: on peut voir sur l’un des murs les 7 principes du social business selon Muhammad Yunus:

  1. L’objectif de l’entreprise sera l’éradication de la pauvreté, ou une autre problématique (telle que l’éducation, la santé, l’accès aux technologies, le respect de l’environnement) qui menace les populations. L’entreprise ne poursuivra pas la maximisation de ses profits.
  2. La situation financière et économique doit être pérenne
  3. Les investisseurs ne reçoivent pas d’intérêts sur leurs apports
  4. Les dividendes sont automatiquement réinvestis dans l’activité de l’entreprise
  5. L’entreprise est soucieuse de l’environnement
  6. Les salariés sont payés aux salaires du marché, et bénéficient de meilleures conditions de travail
  7. … et tout cela dans la bonne humeur !

Enfin, voici parmi les quelques couchers de soleil que nous pouvons contempler tous les jours depuis le bureau ( le poète chilien Pablo Neruda affirma d’ailleurs, à ce propos, que Manizales était une « fabrique de couchers de soleil »):

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Comme vous pouvez le deviner, ces cinq premiers jours ne nous laissent qu’envisager le meilleur pour la suite de notre aventure…

Aimery & Louis