Huayna Potosi

Les jours les plus longs, les jours les plus hauts

« Et les gars on l’a fait. 6088 m. Vue sur le lac Titicaca, l’Illimani et sur une grande partie de la Bolivie. On n’était plus proche du sommet de l’Everest que de celui de l’aiguille du midi… En rentrant, je me renseigne pour le Mont Blanc. On peut se la péter maintenant non ? Par contre c’était il y a 96 heures environ et j’ai encore l’impression que c’était un rêve. »

Le rêve, la plus belle chose qui puisse arriver quand quelque chose ne peut pas arriver. Le rêve, une parenthèse dans notre quotidien bien huilé. Le rêve, un échappatoire pour peureux. Le rêve sublime, le rêve hante mais souvent, on l’oublie ! Le week-end du 6 au 8 juillet 2013 fut une parenthèse dans notre vie. Mais ce rêve-là, on ne l’oubliera pas.

« Max, tape Huayna Potosi Muerte 2013 sur Google.” […]

– ça y est j’ai trouvé ! C’est le gros titre de Fox News Latino du 7 mai dernier. « Turista francés muere en el nevado de Huayna Potosí de Bolivia »

– Un mort ? Un Français en plus ? C’est mort les gars je ne le fais pas. J’ai fait un 5000 en Colombie. C’est au-dessus du Mont Blanc, c’est déjà pas mal.

Aimery a une tendance prononcée pour la panique. Mais là on le comprend. Nous sommes à 5 jours de notre potentielle ascension. ça fait cinq jours que Maxence lit tous les blogs de personnes qui racontent cette ascension. Souvent, il y est dit que « tout est dans la tête », « même si certains souffrent d’horribles maux de ventre, tête et autres, il existe des pilules qui calment les douleurs », « le sommet est réputé pour être facile… Faux répond la page wikipédia. Certains pans ne sont accessibles que pour les alpinistes expérimentés », « l’altitude, les crevasses, et les derniers mètres sont très dangereux à supporter mais dans l’ensemble c’est possible »…

Comme une grande nouvelle, triste ou heureuse, le Huayna Potosi rythme nos vies. Le tentera-t-on ? Quand ? Avec quelle agence ? Et la météo ? Il faut regarder la météo pour y aller par jours de beau temps. Elle va dire quoi maman ? Oh non je ne pourrai pas lui dire. Elle ne dort déjà pas beaucoup. Papa sera fier par contre. Ah oui il sera fier. 6088 m quand même. Et les potes ? Ils ne se rendront pas compte. Les cons. Mais les padrés eux ils l’ont fait l’année dernière ? Oui mais ils ont chialé. Il y en a même un qui s’est chié dessus. Oui mais ils l’ont fait.

Les questionnements étaient à l’image de notre quotidien : invariables. Mais leur simple apparition dans nos vies dénuées de stress, où la soupe du déjeuner au Banais (notre cantine depuis un mois et demi) annonce toujours notre soupe du dîner et où notre coucher entre 21h30 et 23h30 après 19cl de tisane s’explique par nos tennis matinaux, suffit à semer un vent de panique.

Le mercredi 3 juillet, nous sommes potentiellement à 3 jours de l’aventure et la fistonne de Louis, Flore, fait son apparition dans nos vies. En voyage avec son tendre, elle est à La Paz depuis quelques jours. Evidemment, on lui parle de notre projet fou, de ses risques, de ses dangers, de cette occasion unique de…

– Nous on part demain matin.

C’est clair, net et précis, cette lilloise d’1m75 qui a oublié la signification du mot sport il y a bien longtemps et qui vient à peine de débarquer dans une ville à 4000m d’altitude part pour le Huayna Potosi demain. Elle aime l’aventure et est dotée d’un petit grain de folie certes. Mais quand même.

– On ne peut pas ne pas le faire si elle le fait.

– Oui.

– Donc on le fait.

– Oui.

Le lendemain nous étions à l’agence High Camp Lodge et essayions notre équipement. C’était signé. Nous allions partir samedi matin.

– Ce soir on se fait des pates alors les gars hein ?

– Oui. Comme tous les soirs depuis un mois et demi quoi !

– Et on pourrait acheter des abricots, de l’eau, des boissons énergisantes, des snickers… J’ai vu des raisins secs dans l’épicerie aussi (l’oncle d’Aimery nous l’a bien dit : « les fruits secs en altitude c’est mieux que les barres céréalières pour la digestion »). Et puis il ne faut pas oublier des gants, un bonnet moche de péruvien, des écharpes, des collants…

Ça fait bel et bien une bonne semaine que l’on se prépare ! Tout est prêt dans notre esprit. Notre sac, nos provisions, nos temps de sommeil pour les prochains jours, les plats à venir, la couleur de nos caleçons, les médicaments à prendre… La pression se relâche. Nous sommes fixés : la grande ascension c’est pour lundi entre 1h et 7h du matin. L’iPhone de Maxence annonce un joli soleil sans nuage.

Samedi 6 juillet nous avons rendez-vous à l’agence. Nous y rencontrons un couple de canadiens de vingt ans. Ils seront de l’aventure eux aussi. Franz et David seront nos guides. Ils sont petits, gentils et timides de prime abord. Des vrais Boliviens. C’est rassurant. Nos équipements prêts, nous rejoignons le 4×4 qui va nous amener au premier refuge. Après une halte dans le quartier populaire donc bon marché d’El Alto pour acheter les médicaments contre le mal d’altitude, nous sortons de la Paz. Nous sommes sur ses hauteurs. Il y a de moins en moins d’habitations et le paysage se fait de plus en plus désertique. Des longues étendues de terre, une station d’épuration dont l’apparence vétuste et insalubre explique l’eau non potable des robinets de la capitale, quelques cabanes, une dizaine de fermiers avec leurs troupeaux de lamas, puis des barrages où le soleil resplendissant fait refléter les monts, dont le Huayna Potosi qui surplombe, majestueux, tout ce petit monde tranquille.

Le Huayna Potosi vu d’en bas

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Après quelques photos « Ney-chio-nôl dji-O-grey-phiccccc » (ndlr. Les photos National Geographic – qui concernent seulement des paysages naturels – sont réputées mondialement pour leur qualité. Nous en avons donc fait un adjectif : « qui est national ». Se dit des chefs d’œuvre photographiques de notre voyage. Par exemple, l’un de nous après un beau cliché : « mec mec mec la national quoi ! »), nous atteignons le premier refuge. Voisin d’un institut d’observations sismologiques, ce refuge est perdu à 4700 m d’altitude entre le Huyana Potosi et La Paz. La vue sur le barrage puis sur la capitale y est belle et l’environnement sauvage. A l’intérieur du refuge, il ne fait pas chaud. Au rez-de-chaussée, il y a une cuisine et un garage. Dans le garage, on laisse l’équipement. Dans la cuisine on joue aux cartes et on mange. A l’étage, une grande mezzanine accueille des matelas collés les uns aux autres où les touristes posent leurs affaires et étendent leurs sacs de couchage -30°. Il y a deux fenêtres. Les verres sont cassés. Du scotch sert de cache-misère. Il va faire froid cette nuit.

Cet après-midi, les guides nous emmènent sur un glacier. On va y essayer nos crampons et apprendre à utiliser un piolet. D’abord, ce fut simple : gravir quelques mètres non démesurément pentus. Puis, nous avons avancé vers les hauteurs du glacier. Là sur un mur de dix mètres de haut, Franz avait installé une voix d’escalade. Les guides vont nous assurer et nous allons essayer de gravir ce mur à coups de crampons et de piolets. Vertical Limit mais en vrai. Même si Maxence manquera de peu d’y laisser quelques plumes (ce qui lui vaudra le surnom de Volador), tout se passera sans problème majeur et nous rentrons au refuge pour dîner et dormir. Enfin, essayer de dormir ! Parce qu’à 4700 m d’altitude, dans un dortoir, les nuits sont différentes. On y apprend d’abord que la loi de l’altitude et des flatulences est une règle universelle à laquelle personne n’échappe et à laquelle chacun se laisse aller à la nuit tombée. Ensuite, il y a les ronflements de ceux qui se réchauffent à la gnôle. Puis les étouffements des victimes du manque d’air, et le va-et-vient de ceux qui souffrent d’indigestion… Bref, on n’a pas dormi cette nuit-là.

 Initiation aux crampons et piolets sur glacier

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Nos guides David et Franz nous montrent l’exemple

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Maxence se lance le premier

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Louis suit l’exemple, il y perd son gant

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La descente en rappel d’Aimery
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Maxence s’essaye une deuxième fois à la montée du glacier…l’accident est évité de peu

Retour au premier refuge à 4800m d’altitude

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La nuit froide et courte au premier refuge

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Le lendemain est placé sous le signe du repos avant la tempête. Le principe de la journée est simple : prendre son temps le matin, monter avec nos sacs au second refuge, prendre son temps au second refuge, dîner tôt pour se coucher tôt pour se lever tôt. Nous avons suivi le programme à la lettre. Ainsi, le déjeuner à 11h a succédé au petit-déjeuner à 9h30. L’ascension avec les gros sacs sur le dos jusqu’au second refuge ne fut pas un jeu mais nous finîmes par atteindre les  5200 m d’altitude et ce refuge perché au milieu de nulle part. Les alentours du refuge sont éprouvants pour le mental : il y a de la neige, du brouillard, une tente (« c’est qui les barges qui dorment sous la tente là ? »), des toilettes séparées du petit refuge par un sentier de glace où chaque pas est un challenge, de la roche et le précipice… C’est d’ici que nous partirons en pleine nuit, dans seulement quelques heures.

Rando entre le 1er et le 2nd refuge

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L’arrivée au 2nd refuge, 5130m d’altitude

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Certains préfèrent ne pas dormir dans le refuge…

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Dans l’habitation rustique aux murs de pierres, nous entrons dans la salle commune. Des écritures sur les murs. Partout dans le monde, certains en ont bavé mais l’ont fait, d’autres ont arrêté. Partout sur ces murs, on sent l’écriture de gens fiers qui ont souffert. Nos padrés (l’équipe d’Aventure Equitable 2012) nous ont laissé un mot : ils comptent sur nous renouveler l’exploit. La fistonne de Louis a tagué « Ici c’est le Chti ».

La salle principale du refugeIMG_2525f

Les fameux mots gravés sur les murs de bois du refuge

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A l’étage, la mezzanine est petite et 8 américains-australiens-anglais-canadiens aux accents prononcés nous accueillent par un rot suivi d’un sourire. Les nuits en altitude se suivent et se ressemblent. On dîne finalement à 17h. A 16h nous avions goûté. Aujourd’hui on s’est goinfré. Trop ? Peut-être. Toujours est-il que la nuit fut marquée par l’attente. « Il fera beau quand on se lèvera. Et le troisième guide promis viendra-t-il ? Ils nous avaient promis un guide pour deux personnes. Il est 18h, nous sommes cinq. Il n’y a que deux guides. Ce n’est pas pratique si l’un d’entre nous abandonne. Et est-ce prudent ? A quoi vais-je penser pendant ces six heures de marche de nuit, dans la neige ? Il y a des crevasses. Merde j’ai toujours eu peur des trous en montagne. A quel niveau ce pauvre français a-t-il bien pu rester bloqué ? C’est vraiment dur ? Et là-haut, le vertige… » Nos têtes sont pleines d’appréhension. Maxence dormira, Aimery un peu moins, Louis pas du tout.

Bref, on n’a pas bien dormi cette nuit-là.

« Max…Louis…Aymara… » David, lampe frontal au point, nous réveille vers minuit. Nous avons fait nos sacs la veille. Reste à nous habiller : deux paires de chaussettes, un collant, un pantalon polaire, un pantalon ciré, un t-shirt, un pull en alpaca, une polaire, une veste cirée, une veste cirée en toile épaisse, une paire de gants en alpaca, une paire de gants polaires, une écharpe, un bonnet péruvien, un casque, une lampe frontal, un harnais, des crampons, des chaussures d’escalade… Handicapé par ces épaisseurs, par des maux de tête récents et par le stress, nous prenons péniblement un petit-déjeuner essentiellement composé de feuilles de coca dans de l’eau chaude (maté de coca). Puis, alors que nous nous apprêtons à braver le froid, surprise ! Le troisième guide est arrivé cette nuit. Ce sera le guide de Louis. Aimery et Maxence sont encordés avec David et les deux Canadiens avec Franz. Dehors il fait froid mais on ne le sent pas encore. Le ciel est étoilé. Il y a une légère brise de vent.

« Les premiers pas, il faut prendre le rythme du guide. Lui il sait comment faire. Après tu auras les pas et tu marcheras comme un zombie. Ta tête se déconnectera de ton corps. Tu avanceras sans réfléchir. » Une Française expérimentée nous avait décrit les sensations hier soir pendant le dîner. Nous sommes prévenus. Il faut prendre le rythme.

Les premiers dénivelés ne sont pas trop abrupts. Nous prenons les pas de nos guides en musique. « Un – deux… Un – deux… Un – deux » ou alors plus soutenus « un – deux – trois..un – deux – trois..un –deux –trois ». Et nous faisons attention à notre respiration « ahhh ffffffff….ahhh ffffffff….ahhh ffffff ». Aimery ne lève pas les yeux. Il suit les pas de Maxence, premier de cordée, qui lui-même s’applique à suivre les pas de David qui, lui, siffle, chante, rit et fait des mauvaises blagues.

« Ah j’ai mal au ventre, j’ai mal à la tête. C’est la première fois que je fais ça moi… » Merci David. Encore une autre ? « Allez les chicas, allez ». Merci David. Sacré David.

On fait des pauses toutes les 45 minutes. L’occasion pour Martin, le guide de Louis, de dormir quelques minutes. « Il y a 15h à peine j’étais au sommet de l’Illimani (ndlr. Sommet de ouf. Difficile. 6500 m d’altitude) avec d’autres touristes Français ». Et pour nous de manger nos abricots secs en buvant des gorgées de Powerade salvateur. Maxence hésite à chaque fois. « Les mecs si j’enlève mes gants, mes mains gèlent jusqu’à la prochaine pause. Si mes mains gèlent jusqu’à la prochaine pause, je ne vais pas enlever mes gants. Donc pas d’abricots et pas d’eau pendant au moins 1h30… » El dilemna, le dilemme. Aimery pense à son avenir et à ses parents. Maxence a arrêté de penser. Louis fait un quinzième vœux. Ce soir il a déjà vu quinze étoiles filantes.

Puis, le chemin s’est corsé. Large de 30 centimètres, pentu, il ne faut pas faire de pas de travers. Nous sommes tous concentrés. Les Canadiens suivent. « Mais qu’est-ce qu’elle fout là cette Canadienne de 20 ans plutôt mignonne ? Et dire que la fistonne de Louis l’a fait il y a deux jours… » Soudain au milieu de ces rares moments de pensées autres que « Un – deux..Un – deux.. », nos guides se mettent à piocher et à enfoncer violemment leurs crampons dans la glace. Le bruit enlève tout soupçon. Il y a un mur de glace. Après quelques minutes éprouvantes et surprenantes, nous atteignons le haut de ce passage difficile. Il fait nuit noire. Tant mieux.

Nous continuons d’avancer sans embûche. Le ciel est toujours aussi beau. A notre gauche, les lumières de La Paz scintillent. Le panorama est sublime mais il fait nuit. Maxence ne pourra pas faire son 1000ème « pano » tout de suite. Il faudra attendre que le soleil se lève. Le lever de soleil. Jamais il n’a été aussi important dans notre vie. Il est la fin. Notre objectif ultime. Parce que la dernière partie de l’ascension est risquée. Nous devons la faire de nuit pour que la neige soit suffisamment solide. Puis nous devons faire le retour rapidement avant que le soleil ne réchauffe le sommet et la corniche… Bref, le soleil est au cœur du cœur de cette ascension nocturne !

Et c’est aux alentours de 6h, quand le soleil s’apprête à apparaître, que nous avons fait l’ultime pause avant le sommet, au pied de la dernière portion. « Cuidado con sus pies, las seis puntas en la nieve, el piolete fuerte en la nieve… » (Attention avec vos pieds, les six pointes -des crampons- dans la neige, le piolet fort dans la neige). Les guides sont clairs. Ce dernier pan se décompose en deux parties hardues. La première est lisse mais très pentue. Il faut utiliser ses crampons et son piolet. La fatigue commence à se faire sentir. Heureusement, elle n’est pas longue. Aimery et Maxence sont devant. Louis est encore derrière. Son guide ne veut pas arriver de nuit au sommet : « ça ne sert à rien de surplomber le monde si c’est pour ne rien voir » ! Premier palier atteint. On y est bientôt. Pas vraiment en fait. La seconde portion est de loin l’endroit le plus dangereux que nous ayons vu depuis le début de l’ascension. Un chemin de ronde de quelques centimètres de large posé à plusieurs centaines de mètres au-dessus du vide nous sépare du sommet. « Allez Aime, on y va. » Maxence motive Aimery mais même lui, gymnaste et aventurier sans craintes, appréhende la traversée vertigineuse de cette poutre autrement plus dangereuse que celle de sa salle de gym à Lille. Chaque pas est un calvaire. A notre gauche le vide, à notre droite un muret de glace sur lequel il faut frapper notre piolet de toutes nos forces en guise d’assurance chute. Aimery regarde ses pieds. Il a du mal à lever la tête. Il suit Maxence qui continue de l’encourager. David, devant, siffle et court sur ce sentier de la mort. Si la vie ne tient qu’à fil c’est bien à ce moment-là. Si les lacets des chaussures se prennent dans les crampons, c’est la chute assurée. Si on chute… Après 20 minutes d’angoisse permanente, le trio arrive enfin au sommet. Le soleil ne s’est pas encore levé. Autour, l’immensité de la Terre. Le lac Titicaca, l’Illimani, des chaînes montagneuses, des plaines… La Bolivie s’étend sous leurs pieds. Aimery prend une vidéo souvenir et croise soudain la tête de Louis. Il le félicite. Louis n’entend rien. Il est encore concentré. Entre l’émotion, la joie, la frayeur, il ne s’est plus trop où il est. Il a le vertige et a dû prendre sur lui pour ne pas rebrousser chemin. Les trois copains sont en haut. Il est 6h40. Le soleil se lève. Nous sommes les rois du monde.

La fameuse crête finale

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La vidéo de l’arrivée à 6h40 au sommet

Les photos de l’arrivée à 6h40 au sommet

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Si toute bonne chose a une fin, il fut aussi le moment de se souvenir qu’après l’ascension, il y a la descente. Et ce n’était pas un plaisir de refaire la crête. Il faisait jour donc nous voyions le précipice mieux que jamais. « Un dernier effort et c’est fini ». C’était sans compter la descente infernale que David fit subir à Maxence et Aimery. Le roux, à bout de force, tombait de fatigue alors que Maxence suivait le guide la tête en avant, la truffe tombante et les yeux dans le vide. « J’étais le chien que l’on tire pendant 2h de descente ! ». Un peu plus haut, Martin et Louis font des pauses. Martin veut faire des siestes et Louis s’imagine dévaler la pente en ski. Le ciel est bleu, la montagne est blanche, des reflets dorés parcourent les glaciers et les lagons gelés. Nous nous rapprochons de la civilisation et constatons admiratifs le chemin parcouru cette nuit.

Nous découvrons en plein jour lors la descente ce que nous venons de grimper cette nuit là 

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Dans quelques heures nous serons à La Paz, fiers de nous, épuisés, impatients de raconter au monde entier cette expérience inoubliable.

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3 responses to “Huayna Potosi”

  1. Marie (Tata Marie-Hélène) says :

    Ha, les mecs, oui vraiment « La National » quoi !!!!! Vous êtes extraordinaires, mais quelle folie ! J’avais entendu Aimery raconter sur skype et en lisant le récit, je mesure votre exploit : vive la jeunesse, vous êtes formidables !

  2. Nicolas D. says :

    Récit hallucinant ! (et passionnant) … bravo à tous pour cet exploit

  3. Thomas says :

    « Les potes ne s’en rendront pas compte »? A un somment a 2500m je pensais etre un roi du monde agonisant alors 6000…oui en effet je m’en rend pas compte. Je m’incline…Bande de rois des fous.

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